Cette beauté-là est invinicible

Il y avait peut-être cent ans qu’elle était là ou peut-être juste un instant. Le vent de la nuit lui caressait le visage. Je ne saurais vous dire où était son pays, où était sa maison. Si elle était femme de marin, de paysan, d’exilé ou d’émigrant, si elle avait franchi la mer, une montagne ou l’océan. La terre semblait être derrière elle. En la voyant marcher, on pouvait imaginer qu’elle la portait toute seule sur ses épaules. Allez donc savoir ce qu’elle s’en allait chercher, ce qu’elle aurait aimé entendre cette nuit-là. La nuit, les regards des hommes s’éteignent un peu. On dit que la lumière est à l’intérieur. Dans un village, au fond d’un port, en haut d’une montagne, un phare dans l’océan, ou bien une étoile dans le ciel. A chaque chant qui résonnait, elle accordait son âme, elle accordait ses pas. Elle disait qu’elle voulait apprendre le chemin jusqu’aux plus beaux signaux du monde, jusqu’à la beauté qui unit les hommes et les peuples. Son rêve elle l’écrivait de quatre mots… « L’unité qui rassemble. La diversité qui enrichit. » Dans chaque chant du monde, elle voulait graver une alliance, une reconnaissance. Dans chaque langue, elle voulait apprendre la part d’altérité, d’intelligence, d’humanité. Elle disait que c’était cela la plus belle promesse d’avenir, de paix, de richesse du monde. Un jour le poète a écrit pour elle… « L’homme n’est ni grand ni petit. Il a la taille de ce qu’il sait aimer et respecter. » Elle, elle répondait que toute la vie il fallait apprendre à être l’invité de l’autre, l’invité du monde, que c’était cela l’hospitalité. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant… C’était cela sa fidélité. Le chant d’amour qui fait pleurer les yeux d’un peuple ne peut à tout jamais laisser indifférent l’âme du monde. C’était cela sa paix. Ce soir, entre la mer et l’océan, il y a peut-être quelques lumières de plus dans la main de la terre. Là où rien n’est séparé… Là où s’additionnent et se reconnaissent toutes les dignités du monde. Là où des enfants de Bretagne ont écrit un jour tous ces pays dispersés par le vent, les champs de blé dans la poche des paysans et l’océan qui n’a plus pour frontière que la graine emportée par une main d’enfant. Ce soir… Ce soir, le pain sera blanc à la table d’hôte… Passant demeure ici pour le partager. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant. Elle disait que cette beauté-là est invincible… Elle disait que cette beauté-là est invincible. Texte : J.F. BERNARDINI

Les manipulatrices et manipulateurs pullulent en ces temps

A la 52ème minute, reportage énorme qui prouve qu’on peut manipuler sur base d’une tradition saine, dans le cas présent le bouddhisme! Ceci n’existe pas que dans les sectes reconnues, les mêmes préceptes et techniques sont utilisés dans quelques sphères du développement personnel, le coaching de vie, les sphères tantriques occidentalisées ainsi que dans ce qu’ils osent nommer « nouvelles spiritualités » ou « nouvelles thérapies ». Bienvenue dans le monde des auto-proclamés qui sont là pour vous « plumer »! Bien évidemment, ces gourous de pacotille sont des manipulateurs(trices) sans foi ni loi qui n’ont qu’un but, leur enrichissement personnel. Ce genre de pratique pullule en ce moment et les mots « attention » et « vigilance » sont plus que jamais d’actualité…

http://www.rtbf.be/auvio/detail_?id=2116670

 

 

 

 

 

Cette beauté-là est invincible!

FDMV
Il y avait peut-être cent ans qu’elle était là ou peut-être juste un instant. Le vent de la nuit lui caressait le visage. Je ne saurais vous dire où était son pays, où était sa maison. Si elle était femme de marin, de paysan, d’exilé ou d’émigrant, si elle avait franchi la mer, une montagne ou l’océan. La terre semblait être derrière elle. En la voyant marcher, on pouvait imaginer qu’elle la portait toute seule sur ses épaules. Allez donc savoir ce qu’elle s’en allait chercher, ce qu’elle aurait aimé entendre cette nuit-là. La nuit, les regards des hommes s’éteignent un peu. On dit que la lumière est à l’intérieur. Dans un village, au fond d’un port, en haut d’une montagne, un phare dans l’océan, ou bien une étoile dans le ciel. A chaque chant qui résonnait, elle accordait son âme, elle accordait ses pas. Elle disait qu’elle voulait apprendre le chemin jusqu’aux plus beaux signaux du monde, jusqu’à la beauté qui unit les hommes et les peuples. Son rêve elle l’écrivait de quatre mots… « L’unité qui rassemble. La diversité qui enrichit. » Dans chaque chant du monde, elle voulait graver une alliance, une reconnaissance. Dans chaque langue, elle voulait apprendre la part d’altérité, d’intelligence, d’humanité. Elle disait que c’était cela la plus belle promesse d’avenir, de paix, de richesse du monde. Un jour le poète a écrit pour elle… « L’homme n’est ni grand ni petit. Il a la taille de ce qu’il sait aimer et respecter. » Elle, elle répondait que toute la vie il fallait apprendre à être l’invité de l’autre, l’invité du monde, que c’était cela l’hospitalité. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant… C’était cela sa fidélité. Le chant d’amour qui fait pleurer les yeux d’un peuple ne peut à tout jamais laisser indifférent l’âme du monde. C’était cela sa paix. Ce soir, entre la mer et l’océan, il y a peut-être quelques lumières de plus dans la main de la terre. Là où rien n’est séparé… Là où s’additionnent et se reconnaissent toutes les dignités du monde. Là où des enfants de Bretagne ont écrit un jour tous ces pays dispersés par le vent, les champs de blé dans la poche des paysans et l’océan qui n’a plus pour frontière que la graine emportée par une main d’enfant. Ce soir… Ce soir, le pain sera blanc à la table d’hôte… Passant demeure ici pour le partager. Il y a peut-être cent ans qu’elle marchait ainsi ou peut-être un instant. Elle disait que cette beauté-là est invincible… Elle disait que cette beauté-là est invincible. Texte : J.F. BERNARDINI