Les huîtres triploïdes, les mutantes

Documentaire: suivre le lien ci-après

L’huître triploïde, authentiquement artificielle

 

Libre interprétation du documentaire que j’attendais
sur ce sujet tabou qu’est l’huître triploïde.


Au préalable, veuillez noter que je ne suis aucunement un activiste écolo ou bio. Je suis un simple consommateur qui aime savoir ce qu’il mange. En aucun cas, je n’accepterai d’être catalogué d’«intégriste» ni en cette matière ni en d’autres. Je m’informe, je discerne et je choisis en toute liberté et en conscience. Par ailleurs, je n’ai aucun lien particulier avec ce milieu ostréicole bien que, depuis mon arrivée sur l’île d’Oléron, le sujet m’interpelle. Aussi, malgré mon manque de formation en la matière, je me lance. N’hésitez pas à me corriger si nécessaire.

Découverte du documentaire donc! Et autant vous dire que c’est de la belle ouvrage. En résumé, de très belles images et un travail journalistique que j’aime, équilibré bien que partie prenante, donnant la parole aux parties concernées, sujet fouillé, présenté clairement, qui donne accès à cette matière très technique à des personnes non initiées comme moi. Un sujet qui fait réfléchir, dépassant allègrement la question ostréicole tellement exemplative de la direction prise par notre société néolibérale, productiviste et consumériste, et qui ouvre le débat éthique sur la science et le vivant.

Voici donc ces fameuses huîtres mutantes. Manipulation ou évolution génétique de l’huître, produit vivant et donc éminemment relié à la notion de «nature». L’un des produits naturels par excellence.

D’un côté, les ostréiculteurs fidèles à la tradition, à l’intégralité du processus naturel, au rythme des saisons, sans intervention chimique ou génétique.

De l’autre côté, les ostréiculteurs ouverts à l’évolution génétique et aux huîtres mutantes, «stériles», l’OVM (organisme vivant modifié), dont les lots de chromosomes ont été modifiés volontairement par l’homme, et donc génétiquement modifié. S’agit-il d’un jeu avec la nature? Apprentis-sorciers sont-ils? Les défenseurs de ce point de vue nous disent que l’on a fait cela avec d’autres espèces (vaches, maïs, fraises, saumons, …) et donc pourquoi pas l’huître? Il est selon eux légitime d’intervenir sur les caractéristiques de l’espèce pour qu’elle s’adapte.

Ifremer! L’organisme public chargé de développer l’exploitation des ressources maritimes et d’en assurer la protection. C’est cet institut qui est à l’initiative de l’introduction des huîtres chromosomiquement modifiées en France dont l’objectif est entre-autres l’innovation. Et d’utiliser des produits chimiques toxiques lors de la fécondation pour provoquer une dégénérescence chromosomique de l’huître et obtenir une huître triploïde, qui a 3 lots de chromosomes et non 2 comme les huîtres naturelles, une anomalie génétique qui rend l’huître non laiteuse, et donc stérile. Manipulation destinée à transformer génétiquement l’huître en produit idéal pour les ventes en été et même toute l’année!

Mais, cette approche ne satisfait pas complètement les attentes des scientifiques d’Ifremer qui créent les tétraploïdes, résultat du croisement d’une huître triploïde avec une huître naturelle, disposant elles d’un lot de 4 chromosomes. Après le croisement d’un mâle tétraploïde avec une femelle naturelle, on obtient une huître triploïde. Vous suivez? Et… les animaux tétraploïdes s’échappant dans le milieu naturel, on se retrouve avec des huîtres triploïdes dans la nature. Résultat: on court le risque de stérilisation du milieu naturel!!!

A noter que suite à la dangerosité d’une telle manipulation sur le vivant et les répercussions que cela peut avoir sur le milieu marin, seule Ifremer peut créer ces animaux modifiés génétiquement en France. Les mâles tétraploïdes sont vendus par Ifremer à des écloseries. Il suffira à ces écloseries d’acquérir quelques «super géniteurs» pour produire des millions d’huîtres triploïdes (reproduction dans des bacs et non en milieu naturel). Aussi, pouvons-nous y voir une situation monopolistique (contraire aux directives européennes) tant pour Ifremer, l’organisme d’État que pour les «écloseurs» privés. Selon les traditionalistes, le modèle est tout proche du modèle agricole et nous ne sommes pas loin de Monsanto. Et ce fait est tout à fait revendiqué et assumé par l’un des écloseurs interrogé. Comme pour le maïs, vous voyez un plant et la centaine de milliers derrière, ils sont tous pareils. L’écloseur interrogé prône la même chose pour l’ostréiculture. Il nous dit que c’est sympa cette grande homogénéité dans le domaine alimentaire surtout quand c’est beau, nous dit-il! En passant, à la vision et à l’écoute de ce documentaire, je me remémore «L’aile ou la cuisse» mais ici, c’est pas du cinéma.

L’huître triploïde est pareille quelle que soit la saison. Même forme, même couleur, même goût. La tomate transgénique nous fait un clin d’oeil! Image renforcée par l’ostréicultrice méditerranéenne qui insiste sur le fait que la saisonnalité donne l’envie.

Du côté des ostréiculteurs pro-triploïdes, on n’hésite pas à décréter que les ostréiculteurs traditionnels, fort moins nombreux qu’eux, en défendant l’aspect naturel du produit sont «intégristes» et veulent entrer dans un débat «idéologique». Une véritable omerta s’est installée dans le milieu. Une huître est une huître et pas question pour eux d’étiqueter leur produit pour ce qu’il est, un organisme vivant modifié… Cette problématique de l’étiquetage est assez révélatrice de l’opacité qui règne et dans laquelle nous baignons. Pourquoi ne pas informer le consommateur de la provenance du produit qu’il achète et consomme? Pourquoi l’État n’impose-t-il pas une traçabilité sur ce produit comme pour la très grande majorité des produits alimentaires?

Seul l’aspect économique prévaut pour les «triploïdiens» et les milliers de tonnes d’huîtres en sont la preuve ! Le débat est clos, nous dit l’écloseur de service.

Une huître qui ne se reproduit pas utilise toute son énergie pour sa croissance. Elle grossit donc plus vite qu’une huître naturelle (1 à 2 ans de différence) et est donc économiquement nettement plus intéressante pour les producteurs ayant opté pour cette voie-là. La performance et la rentabilité, la production. Voilà les moteurs!

Une fois la «triplo» arrivée, la question s’est posée pour les ostréiculteurs : pourquoi ne ferais-je pas les triploïdes car si je ne le fais pas, c’est le voisin qui le fera. Oui, cette abominable réflexion… qui vaut autant pour un pays qui vend des armes… Le dilemme est là et bien là car les conséquences économiques peuvent être dévastatrices. Mais comme souvent, il s’est trouvé un paquet d’irréductibles qui ont des valeurs naturelles dans la peau et qui n’acceptent pas cette déviante mutation génétique économiquement si viable mais éthiquement et écologiquement tellement scabreuse!

Les 7 plus grosses écloseries sont capables de remplacer 1000 à 1200 petites entreprises, tout à fait comparable à ce qui se passe avec le phénomène de la grande distribution.

Quelles conséquences? En 2008, la mortalité juvénile des huîtres explose. Du jamais vu. Oh surprise, une mortalité qui ne touche que les juvéniles et pas les huîtres adultes. Mais lorsque l’on met 3 millions d’huîtres dans une bassine, un taux extrêmement élevé de mortalité peut s’expliquer… On pense à 300 cochons dans un hangar ou mille vaches dans un pré. Et de présumer que les écloseries de par leur nature sont favorables à l’apparition de pathogènes. Et c’est tout le milieu naturel qui en fait les frais et se voit fragilisé. La conséquence d’une production à outrance et à haut risque pour le biotope. Et… cela n’est pas fini! Depuis 2012, une nouvelle bactérie décime certains élevages. Et là, les huîtres triploïdes adultes sont touchées. Les huîtres naturelles moins que les mutantes car moins fragiles aux dires des intervenants pro-naturelle.

Et nous voilà logiquement au stade des antibiotiques, incontournables pour endiguer cette mortalité catastrophique. Et c’est là que cela devient surréaliste! Il faudrait pouvoir prouver scientifiquement que les maladies nouvelles proviennent bien de ces nouvelles huîtres mutantes et la seule référence en la matière, le seul organisme habilité à diagnostiquer le problème est … Ifremer pardi! Incroyable mais vrai. Cela laisse pantois car Ifremer ne va pas avouer que ces années de recherches et la création et propagation des OVM sont la cause de cette catastrophe : ce sont eux qui ont créé la «chose»! Voilà un des pires exemples de ce que l’on nomme : être juge et partie ou plus gentiment une confusion des genres. Ifremer est responsable de la recherche, vend à prix fort ses tétraploïdes dont il détient le monopole et doit se positionner comme seul juge par rapport à cette anormale mortalité. Ubuesque conflit d’intérêts! Une telle situation est aberrante d’un point de vue juridique et c’est en partie la cause de l’omerta régnante de mon point de vue. L’autre cause étant bien évidemment l’aspect économique et l’énormité des intérêts en jeu touchant des régions entières.

Au vu de ce qui précède, ne nous étonnons pas que le mystère reste entier sur les causes réelles de ces mortalités, et ce après tant d’années!

Seule solution pour les ostréiculteurs: s’adresser à des laboratoires indépendants qui n’auront aucun poids dans la problématique exposée ci-avant mais qui, en revanche, pourront éclairer les ostréiculteurs (des deux camps) sur ce qui leur arrive. Du côté d’Ifremer, c’est l’omerta bien camouflée par un service de communication mis en place pour adoucir les conséquences et noyer le poisson comme on dit. Pour ce qui concerne les causes de cette mortalité, motus!

Et les surprises ne sont pas finies! Voilà que l’on constate que les huîtres triploïdes présentent désormais des traces de laitance, elles qui sont sensées être stériles et consacrer l’intégralité de leur énergie à grossir! Sans le moindre doute désormais, certaines triploïdes ne sont pas stériles. Et que d’explication il n’y a pas à ce jour. Et d’envisager que les triploïdes pourraient se reproduire dans le milieu naturel. Avec quelles conséquences? On ne sait pas exactement!!! Pas de principe de précaution imposé, c’est le flou total. Et vogue la galère…

Lorsque l’on pose une question à la chargée de presse d’Ifremer, c’est «On en restera là». En voilà une belle communication! En voilà une ouverture au dialogue! En voilà un exemple d’un organisme qui assume ses responsabilités! Magnifique au pays des Lumières. Mais voyons Ifremer, organisme d’État disposant d’un monopole en ce milieu est pour ainsi dire intouchable. Toutefois, je serais curieux de connaître la position d’une Cour de Justice Européenne dans le cas d’espèce. Cela pourrait faire évoluer les choses… Peut-être!

Avec l’amendement 220 de Mr Labbé au sujet notamment de l’absence d’étiquetage des huîtres, l’occasion est belle de connaître la position de l’État par la voix de son représentant d’alors, le Ministre Hamon : écoutez donc à 40mn10: fulgurantissime! En paraphrasant, on ne va pas faire peur au consommateur selon Mr Hamon? A moins que c’est vous qui ayez peur de la vérité, qui sait? N’était-ce pas au moment de la fameuse transparence du Président Hollande? On ne voit pas très clair dans vos arguments sauf votre respect.

Et là, on peut envisager une omerta étatique pilotée par le gouvernement, l’Élysée et téléguidée par des groupes de pression ou lobbys très puissants économiquement et très lourds en terme d’emplois.

Selon un adepte de la triploïde, les gens ne sont pas aptes à aborder ce nom barbare qui est générateur de questions! Et d’oser ajouter que cet usage serait tronquer le regard et l’analyse du consommateur. Hé bien merci pour votre condescendance Monsieur. En terme plus abrupts, vous prenez les consommateurs-clients pour des idiots!

Et le Monsieur écloseur de lire dans l’avenir en nous disant que si demain on étiquette les triploïdes, c’est fini pour les autres car le produit «triploïde» est tellement bon que le consommateur n’achètera plus que ça . Et vlan, Madame Soleil s’est invitée dans les écloseries. Je ris tellement c’est énorme. Audiard aurait dû l’entendre celle-là, il se serait bien «marée» avec Lino… Un peu d’humour éclot, on rit. Le chemin ostréicole finissant en surimi, cela relève probablement également de l’humour si particulier que l’on croise en écloserie! On risque de mourir de rire… Mais non, cette situation ubuesque ne fait pas rire car elle est porteuse de drames potentiels ou avérés.

En conclusion, omerta donc à tous les niveaux, traçabilité inexistante pour les huîtres mutantes, loi du marché omnisciente, l’affaire est très mal embarquée pour les pro-nature surtout!

Et… le débat éthique est à la traîne voire inexistant alors que les progrès scientifiques notamment en nanotechnologie et en génétique s’accélèrent à une vitesse hallucinante, de manière telle que le principe de précaution passe le plus souvent à la trappe. Mais là, c’est une thèse de doctorat que je devrais écrire! Mon roman m’attend et la thèse est reportée sine die.

Merci de m’avoir lu,
Philippe


Un article – interview complétant le sujet (références à la fin)
Qui sait que le marché de l’huître en France est aujourd’hui dominé par un organisme vivant modifié (OVM)? Alors qu’un documentaire vient de mettre la controversée huître triploïde sous le feu des projecteurs, Atabula s’est entretenu avec Catherine Flohic, auteur de L’huître en question(s) (Les Ateliers d’Argol, 2015). Elle revient sur le manque de transparence autour d’un produit prisé par les chefs qui menace les écosystèmes marins à long terme.

 

Atabula – En quelques mots, pouvez-vous revenir sur les origines de l’huître triploïde?

Catherine Flohic – Dans les années 90, l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) a créé l’huître tétraploïde, un mâle dont le génome est composé de quatre groupes de chromosomes alors qu’une huître n’en possède que deux. Pour ce faire, l’huître a été baignée dans une solution chimique – dont je détaille la composition dans mon livre – modifiant son développement cellulaire. Une fois ce mâle créé, il a été utilisé pour féconder des huîtres naturelles. Cela a donné naissance à l’huître triploïde (trois groupe de chromosomes), qui est stérile donc jamais laiteuse. Une aubaine pour les producteurs et ceux de leurs clients qui veulent pouvoir vendre des huîtres en toute saison et notamment l’été, en principe saison de la fécondation. Jusqu’en 2015, les écloseries utilisant le mâle tétraploïde devaient s’acquitter de 2000 euros et renvoyer la coquille à l’Ifremer une fois la reproduction effectuée. Désormais, le brevet est dans le domaine public, il n’y a plus de garde-fou.

Quels risques sous-entendez vous en évoquant l’absence de garde-fou?

Des huîtres tétraploïdes lâchées dans le golfe du Morbihan donneraient naissance à des animaux stériles donc, à terme, menaceraient la perpétuation de la population. Enfin, l’étude d’un laboratoire privé de Caen a montré que les triploïdes arrivent quelquefois à se reproduire et dans ce cas, peuvent donner naissance à des huîtres à la génétique improbable dont les conséquences ne sont pour l’instant pas évaluées. Je rappelle à ce titre que les élevages ne sont pas sanctuarisés et que les gamètes des huîtres triploïdes d’un ostréiculteur donné peuvent atteindre les élevages d’huîtres naturelles alentours.

Dans votre livre vous rappelez qu’outre les bars à huîtres nés ces dernières années sur les côtes l’été – qui n’utilisent quasi exclusivement que des triploïdes – certains grands chefs privilégient ce produit. Comment l’expliquer?

Des marques comme Gillardeau et Tarbouriech ont voulu faire de l’huître un produit de luxe. Pour certains chefs, ces marques sont aux huîtres ce que Michel Bachès est aux agrumes ou Asafumi Yamashita aux légumes. Or ces producteurs ont une vision raisonnée de l’agriculture. En optant pour la triploïde (en partie pour Tarbouriech, exclusivement pour Gillardeau), les chefs ont la certitude d’avoir un produit toujours délicieux: croquant, pas gras, avec un petit goût sucré-noisette. Les huîtres traditionnelles, outre le fait qu’elles demandent plus de temps d’élevage (trois voire quatre ans contre deux ans pour les triploïdes), sont plus irrégulières et davantage sujettes aux caprices de leur terroir. L’huître triploïde a bon goût mais sa production est néfaste à long terme.

Comment expliquer que l’huître triploïde prenne le dessus sur l’huître naturelle qui n’a jamais connu autre chose que la mer?

Il existe une association des ostréiculteurs traditionnels, très active, qui réunit des gens passionnés et savants. Mais la plupart des producteurs sont frileux, car ils pensent que discréditer la triploïde menacerait l’ensemble de la profession. Le lobby des écloseurs, lui, ne tergiverse pas, et vante depuis longtemps les mérites de l’huître triploïde auprès de Bruxelles. C’est ce qui explique les difficultés rencontrées sur le terrain législatif pour un étiquetage honnête. Il me semblerait logique que les consommateurs aient le droit de savoir qu’ils mangent des huîtres dont la structure génétique a été modifiée. Pour l’instant, rien n’oblige poissonniers et grossistes à le signaler. Je crois que certains d’entre eux ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils vendent…

En tant que spécialiste de la question, qu’avez-vous pensé du documentaire L’huître triploïde, authentiquement artificielle, réalisé par Grégoire de Bentzmann et Adrien Teyssier?

C’est un excellent témoignage. Il montre, comme je l’explique dans mon livre, que certains individus font preuve avec les êtres vivants de la même inconséquence qu’avec les végétaux OGM en manipulant la nature. Je trouve que la différence entre les ostréiculteurs traditionnels, qui ont le nez dans leur bourriches, et ces apprentis sorciers qui jouent avec la génétique pour plus de productivité est bien mise en évidence dans ce film. En revanche, il ne met pas le doigt sur le fait que les huîtres triploïdes, dont les concentrations dans les bassins naisseurs d’huîtres en pleine mer rappellent celles des poulets de batterie, sont des êtres fragiles davantage porteurs de maladies. Au-delà du cas de l’huître triploïde, il faut rappeler qu’on mange de plus en plus d’huîtres élevées en écloseries qui sont calibrées et élevées avec des antibiotiques. Pour un avenir meilleur, il est souhaitable que les huîtres soient associées à un « merroir » (qui est à la mer ce que le terroir est à la terre) et non à des marques, et que la saisonnalité revienne en force dans la manière de les présenter au consommateur ou au client.

Propos recueillis par Louis Jeudi

Catherine Flohic, L’huître en question(s),
Les Ateliers d’Argol, 2015 (29,90 euros)

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