« Rappel de grâce », en émanescence

Un jour,
Un moi,

A la seconde, sans pouvoir aucun, j’ai embrassé mon moi qui, agréable surprise est tout sauf «Moi, Je»… Plutôt un soi en état de soie… en rappel de grâce… Le NOM prend place. Il me reste à lui accorder toute la place, voilà la grande aventure.

Comment ne pas dire « Je » pour exprimer ce moi ou ce soi… à toi?
Alors, va pour «Je». Et ouste le «On».

Cela peut paraître très troublant pour un être qui réfute le développement personnel et qui opte pour un éveil impersonnel. Cela ne dépend que de la définition du «Je».

Ce «Je» est un enfant, qui rend grâce au Père et qui dans la Foi laisse couler le temps sans vouloir le «prendre». Dans l’attention et la vigilance, dans la joie silencieuse et l’amour non défini car non emprisonné et pourtant fidèle, car dans cet anima d’amour, le fondement est là. C’est pas à la mode, c’est vieux jeu et j’assume.

Sans confusion, juste en âme. En contact. Avec mon intérieur. Est-ce Dieu? Qui sait?

Pas de subterfuge. Plus de refuge derrière quelque chose que je ne suis pas. Simplement moi, un petit rien, qui en contact avec le Tout sourit.

Un jour l’infâme m’a susurré «La vie n’est qu’un jeu». Passionné auparavant du jeu d’échecs, je me demandais si la Dame me prenait pour le roi, le fou, le cheval ou autres. Plus probablement pour le pion, car dans le jeu d’une Dame supérieure, la manipulation est intrinsèque, l’amour absent et lorsque la raison et la conscience sont recouvrées, la question est la suivante: «Qui suis-je?». Pour répondre de la manière la plus juste à la question, il est bien de savoir déjà ce que je ne suis pas. Il est aussi bien de ne pas user de techniques aléatoires et mensongères externes (les suffixes en -logue sont en bonne place!). Il est séduisant le confort, mais si peu enrichissant sur le plan de l’esprit et de l’éveil de la conscience. Ne pas laisser autrui m’emmener là où mon âme ne m’invite pas. Cette âme qui n’avait ni envie de mat ni de pat a quitté l’échiquier, cette place de l’échec. Plus de peine de rester dans ce cadre enfermant, ce cercle vicieux où le jeu consiste à se déplacer de case en case pour s’imposer et faire peur sous le voile du prédateur.

Je ne suis ni né prédateur, ni né pour jouer dans une pièce de théâtre, jeu de dupes où l’on avance masqué! Fini cette gabegie!

Mon âme n’est pas là pour administrer un jeu qu’elle n’a pas choisi. Cessez imposteurs!

A certains Narcisses du jeu de l’Un, mon moi, dans ce divers, de ma cité, je te souris et t’invite à la grâce. Pour y arriver, il est bon de ne point chercher, c’est beaucoup plus simple: il suffit d’être et laisser la Source couler.

Peut-être est-ce trop simple? Sourires.

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