A sale O mé !

ÉQUANIMITÉ – AMOUR – SAGESSE

L’amour est le mouvement de l’unité; il unifie le monde et l’univers. Tout est un; l’unification est amour et est la fonction de l’amour. L’équanimité est dans la dualité mais, en même temps, la transcende. L’équanimité accepte le bien et le mal, le corps et l’esprit (en fait toutes les notions dualistes) mais, en même temps, se tient au-dessus de la dualité. L’amour et l’équanimité sont les deux aspects de la sagesse.

Dans la sagesse, il y a amour, et il y a équanimité.

  1. L’équanimité

Le terme équanimité traduit le terme pali d’upekkha. En son sens littéral, upekkha signifie regarder ou approcher les choses avec attention. Littéralement parlant, upekkha est une forme de méditation. Upekkha, ou équanimité, s’obtient par le biais du sentiment. Le sentiment se présente sous 3 formes: agréable, désagréable, ni agréable ni désagréable.

Upekkha est la troisième forme. Upekkha est le sentiment neutre. Lorsque la neutralité n’est pas accompagnée de compréhension et de sagesse, il peut en résulter une forme d’équanimité extrême: l’indifférence, qui est une forme négative de détachement pouvant conduire à l’apathie. Habituellement, cependant, l’équanimité est liée à la sagesse, ou à la compréhension. Elle est le trait de ceux qui se trouvent sur le sentier de la réalisation.

(…)

Cette qualité d’équanimité implique premièrement la rectitude (agir de manière désintéressée), deuxièmement, la neutralité (être un médiateur, juger les choses de façon impartiale, sans se laisser influencer par des philosophies, des groupes de personnes, ou des partenaires). Celui ou celle qui est animé par l’équanimité est quelqu’un qui a la connaissance, pas simplement intellectuelle, mais intuitive – qui connaît avec son cœur.

Upekkha est une vertu sociale capitale.

(…)

Il existe un stade que l’on peut qualifier d’ « absorption méditative ». L’équanimité se lève et l’attention vigilante naît. A ce moment, si l’on est pas enfermé dans son expérience d’absorption, si l’on est ouvert, la vigilance attentive apparaît et fait équilibre à l’équanimité. Si l’équanimité est trop forte à ce stade, on risque de devenir passif et névrosé, spirituellement parlant. L’équanimité en soi est une chose saine, parce qu’elle est morale; elle figure l’état de conscience sain, moral. C’est la proportion juste qu’il est important de trouver, le sentier du milieu, l’état d’équilibre. C’est la vertu qui aide à transcender la joie ou le bonheur et la souffrance. Avec l’apparition de l’équanimité les 2 aspects de l’expérience se trouvent transcendés. Mais le chemin est long…

L’équanimité est un facteur de l’illumination:

le 1er facteur est la vigilance,

le 2nd l’investigation de la vérité,

le 3ème la joie,

le 4ème l’énergie,

le 5ème la sérénité,

le 6ème le samadhi, ou stabilité intérieure ou unification de la conscience,

le 7ème est l’équanimité.

Ces 7 facteurs de l’illumination (pense à Maheshwari ou les 7 Déesses qui t’ouvrent la porte…) se partagent en 2 groupes.

L’un est actif, l’autre passif.

Le groupe actif comprend l’investigation de la vérité, la joie et l’énergie.

Le groupe passif comprend la sérénité, le samadhi et l’équanimité.

Dans l’état d’illumination, il y a équilibre, harmonie entre l’activité et la passivité.

Et la clé de cet équilibre est la vigilance.

L’équanimité, donc, est facteur d’illumination et un état d’esprit ayant un lien avec le samadhi.

Le samadhi est un état de conscience où règnent la clarté, l’unité, la paix et la vigilance.

L’équanimité est un état différent, mais l’un et l’autre sont liés et peuvent se confondre. L’état d’équanimité est formé d’attention ininterrompue, d’observation ou de contemplation ininterrompue, d’observation uniforme et sans effort. Il y a mouvement d’observation, sans volonté d’observer ou de voir quelque chose en particulier. C’est cela qui caractérise l’équanimité. Nous voyons les choses telles qu’elles sont. Bonnes ou mauvaises, nous les voyons d’un œil égal. Nous n’avons pas le sentiment que telle chose est plus importante que telle autre. Ce que nous voyons n’est ni important ni non important. Upekkha est un des facteurs essentiels de l’illumination. Nous voyons les choses, puis elles passent. Il y a transcendance, transcendance des choses vues et même de celui ou celle qui voit. L’objet vu devient sans importance et celui ou celle qui voit disparaît dans l’objet. Nous perdons toute importance et n’émettons plus aucune opinion subjective sur ce que nous voyons, entendons ou expérimentons.

Pouvoir regarder les choses déplaisantes dans une attitude de détachement est capital. Cela n’empêchera pas le processus réactif de continuer à fonctionner: il se maintiendra jusqu’à l’extinction de la personnalité. Mais l’équanimité est ce qui nous permet de maîtriser ce processus réactif.

D’où l’importance de l’équanimité, de la transcendance des états négatifs et du processus de réaction. Dans l’acte de transcendance, l’équanimité et la sagesse agissent de concert. Nous devons comprendre cela clairement, sinon nous continuerons de nourrir nos états négatifs.

Nous nettoierons notre maison en pensant que jamais plus elle ne sera sale ou poussiéreuse. Puis, le vent soufflera à nouveau, amenant avec lui de la poussière. Le travail de nettoyage est à recommencer sans cesse. Après un nettoyage il y a pureté, mais les sens reviennent la corrompre. Grâce aux sens, nous communiquons avec le monde, mais nos communications comportent toujours le risque de souillure. Mais que ce risque ne nous donne pas l’idée de nous couper du monde sensoriel; nous devons rester très vivant et, pour cela, devons forcément recourir à nos sens. Les sens sont à la fois utiles et dangereux. Leur danger, nous devons le reconnaître et l’affronter. Nous sommes prêts à toute rencontre, possédons l’antidote de n’importe quel poison. Nous avons en nous un gardien qui peut surveiller toutes les allées et venues au plan des sens; sur ses gardes, vigilant, il nous avertit de ce qui vient vers nous, et nous apprend à faire face à nos monstres, à nos cauchemars.

Le gardien intérieur nous informe de tout ce qui se passe dans notre vie, à l’état de veille, et à l’état de sommeil.

La dissolution des impuretés en nous exige que nous soyons patient. La purification complète est une tâche de longue haleine, difficile aussi, car les impuretés et les éléments perturbateurs sont profondément ancrés dans notre corps et notre mental; ils ne se laissent pas facilement déloger. Mais le résultat est encourageant: leur élimination nous donne un sentiment de clarté, de propreté et de pureté.

Dès que quelque chose d’impur apparaît en nous, si nous entrons avec cette chose au plan physique, au plan de la sensation, elle se dissout. Ainsi nous apprenons à accepter des états d’être sans nous laisser démoraliser par le retour de vieux schémas. Grâce à l’équanimité et la sagesse, nous les acceptons et pouvons les transcender. Laissons surgir les choses, mesurons nos forces et notre pouvoir de vigilance, notamment lorsque nous nous retrouvons devant des situations de mise à l’épreuve. De telles situations sont salutaires, car elles nous rappellent ce qu’est notre pierre de touche à la réalité. Si nous en avons une, nous la distinguons et l’éprouvons sans arrêt, à chaque instant. Nous établissons pour nous-même la validité de notre méthode, de notre pratique. Plus nous nous distançons des vieux schémas, plus nous intégrons nos nouveaux accomplissements. Nous comprenons les choses de plus en plus profondément, et notre liberté s’accroît. Notre vie se construit toujours davantage sur la base de nos réalisations. Les vieux schémas se disloquent et finissent par complètement disparaître.

Devenu plus libre et capable de voir clairement les choses, nous pouvons aborder la dualité d’un autre œil. Nous voyons les processus physiques et mentaux, la relation entre sujet et objet, mais sans nous identifier aux uns ou aux autres. Nous sommes séparé d’eux. Le sentiment d’être séparé de la dualité nous donne l’impression d’être nous-mêmes, mais aussi quelqu’un de neuf. Nous prenons du recul par rapport à notre conditionnement, et par rapport à la pensée dualiste. Notre faculté de discrimination existe toujours, mais nous ne l’exerçons plus par rapport à un objectif.

L’équanimité étant atteinte, gardons-nous de nous y fixer. Il faut continuer d’avancer, vers plus de clarté, plus de liberté, et cela n’est possible que grâce à la vigilance. Ananda, le plus proche disciple du Bouddha, s’est laissé enfermer dans l’équanimité. C’est pourquoi le Bouddha nous met en garde, disant que nous devons nous libérer de l’équanimité également, ne pas vouloir la retenir, mais apprendre à nous en détacher. Il est permis de prendre du repos, le voyage est très long, mais nous devons repartir.

  1. L’amour

Le deuxième aspect de la sagesse est l’amour; le premier, l’équanimité, conduisait à l’acceptation et à la transcendance; l’amour, lui, unifie, conduit à l’état complet d’intégration et d’union. L’amour ne tolère ni la discrimination, ni la distinction. Dans l’amour, il y a unité, unité d’être. Les deux aspects de la sagesse: l’équanimité et l’amour, sont l’un et l’autre essentiels dans nos rapports avec le monde et pour notre voyage intérieur à travers la vie. L’amour nous rappelle à l’unité, l’intégrité. Au moyen de l’amour nous allons au-delà des discriminations. Sagesse et amour sont des forces de cohésion, d’unification. Ils font régner l’unité dans le monde, dans la vie et la conscience. L’unité de conscience produit de l’harmonie dans le corps et le mental, et leur intégration. Elle agit de même dans nos relations.

L’amour peut s’exprimer de trois manières différentes: par l’action, dans l’union physique et par les mots. Quand la critique jaillit de l’amour, elle est toujours constructive. L’amour donne, et en donnant nous recevons. L’idée de prendre ne nous vient pas. Plus nous donnons de l’amour, plus nous recevons d’amour et d’énergie. Nous n’avons pas l’impression qu’en donnant, notre potentiel d’amour va diminuer. L’amour ne s’épuise pas. L’amour est immortel. Il peut changer de forme, comme l’eau peut devenir glace ou vapeur, mais il ne meurt pas.

L’amour qui anime notre corps, notre esprit ou nos sentiments est fondamentalement le même. L’amour s’exprime par un don, la générosité. C’est un hôte accueillant à qui il ne viendrait pas à l’idée de demander une rétribution. L’amour va aux pauvres, aux riches, aux nécessiteux, sans aucune discrimination. C’est pourquoi il crée l’unité et la cohésion dans le monde. C’est pourquoi aussi on ne peut le dissocier de la sagesse.

Mais il existe par ailleurs l’amour excessif, celui dicté par les sentiments, ou ce qu’on appelle les émotions. C’est un amour limité. En tant qu’être humain, nous sommes sujet aux limitations, à l’amour limité (à la famille, aux amis, au petit groupe de gens qui nous sont familiers). Il n’est pas souhaitable de nous enfermer dans un monde étroit de relations. La famille, le groupe, ne doivent être qu’une base affective, et non une limitation.

Quand il n’y a pas d’amour du tout, cela signifie que nous sommes pris d’une façon ou d’une autre par la colère, le ressentiment, l’aversion, l’agacement, la négativité ou l’attachement. Le mouvement d’amour est entravé. Nous devons prendre du recul. Ainsi nous voyons notre colère ou tout autre sentiment ou situation. A quoi cela servirait-il de rester en colère? C’est l’ego qui a l’habitude de nous tenir enfermé, de nous empêcher d’avancer librement. En nous en rendant compte, la colère s’évanouit. La colère peut avoir pour fondement l’incompréhension ou un instinct de possession excessif. Le mouvement d’amour est arrêté.

Cela étant, il ne s’agit pas de vouloir restaurer l’amour, mais de chercher à identifier ce qui l’empêche de jaillir. Notre tâche est là. Quand nous aimons, il n’y a ni négativité, ni colère, ni ressentiment. C’est nous qui créons les entraves. Arrêtons donc d’en créer. Nous devons fouiller avec soin nos schémas d’habitudes et de conditionnement, comprendre qu’en nous dégageant de la colère et de la négativité, nous permettons à l’amour de jaillir. L’amour est en nous, où que nous allions et avec qui que nous soyons. Nous pouvons entrer en contact avec l’énergie de l’amour. N’en doutons pas. Soyons ouvert à l’amour et il jaillira.

Un mot clé est liberté. Être libre de regarder, de voir, d’expérimenter, de tracer notre propre voie d’être et de devenir. Laissons-nous observer tout ce qui surgit en nous, ce qui est plaisant et ce qui est déplaisant. C’est le moyen bien sûr, de nous mettre face à face avec notre conditionnement qui nous empêche de regarder, qui veut que nous ne voyions pas.

L’ego s’oppose à ce que nous cassions notre conditionnement. Ne l’écoutons pas car, au delà du conditionnement, nous attendent la liberté et la sagesse. Le sage vit dans un monde de liberté et d’amour.

Le deuxième aspect de la sagesse est l’équanimité. Avec l’équanimité nous nous laissons être dans n’importe quelle situation; nous sommes prêt à observer et à aller à travers les difficultés. L’équanimité est un état mental d’équilibre et d’égalité. Dans cet état rien ne nous distrait, ni ne nous dérange, ni même ne nous bouleverse, parce que nous voyons les choses à leur juste valeur. L’équanimité nous donne la force d’affronter toute situation, désirable ou indésirable. Rien ne peut nous emporter. En un sens, nous sommes séparé, entièrement séparé du monde des phénomènes, de ce qui y apparaît; c’est le point de non-identification.

Nous ne nous identifions à rien; nous ne sommes plus expérimentateur ou observateur, mais fait d’observer ou d’expérimenter. L’identité existe, mais elle est sans image. Étant un être humain, nous avons bien sûr besoin de nous sentir exister, mais ici le sentiment n’est pas accompagné d’image. L’image vient avec les concepts, les idées, alors que le sentiment est du ressort du cœur. Avec le sentiment, nous ne nous intéressons ni aux mots, ni aux catégories; nous faisons l’expérience de ce qui se passe réellement.

Les deux aspects de la sagesse nous portent à travers la vie; ils nous aident à vivre. Le Bouddha a dit que l’amour est la force de maintien du monde. Le monde dont il s’agit ne se limite pas au monde physique, mais inclut celui de chaque individu. Les mondes sont multiples et, en même temps, il n’en existe qu’un seul. Et l’aboutissement essentiel de l’amour est la vie dans un monde unique, sur le bateau unique. Nous donnons notre amour à ceux qui restent sous le joug de la haine, de la colère, du ressentiment, de l’hostilité, des différences, des conflits, autrement dit à ceux qui ont une compréhension incomplète des choses.

L’amour jaillit en nous et se déverse dans le monde. D’abord nous arrivons à percevoir le courant d’amour en nous, puis nous le sentons présent dans nos relations avec les gens et le monde. Plus nous avons d’amour, plus nous pouvons en donner. Si nous n’en avons pas, nous devenons avare, nous ne sommes pas généreux.

Le manque de générosité signifie que nous nous cramponnons à ce qui est en nous – nous ne voulons pas le lâcher. N’ayant pas le sens du don, nous ne pouvons être généreux.

Lorsque ce cercle est brisé, nous nous apercevons que nous pouvons vraiment donner.

Nous sommes en état de disponibilité.

Là est l’abondance, la Joie!

BONHEUR SUR TOI

 

Advertisements

Publié par

phil211060

Free-lance Ecrivain – Poète – Romancier – Récits de Vie – Création de Marques – Consultant en Propriété Intellectuelle - Rédacteur – Enseignant (instituteur primaire). Mon profil et mon parcours peuvent être qualifiés d'atypique.  Franchise, honnêteté, créativité, inventivité, esprit d'initiative, telles sont les qualités que je me reconnais. Et j'ai les défauts de mes qualités... Trilingue, français, néerlandais, anglais, j'ai une très grande aisance dans le domaine informatique. J'aime ma langue maternelle, le français. J'aime les mots, j'aime rédiger, j'aime écrire.  Et j'aime enseigner également... Le parcours a commencé par une scolarisation aisée, des études et un diplôme (secondaire supérieur) en sciences économiques, ensuite un diplôme en psycho-pédagogie (instituteur primaire). Ma vie professionnelle a débuté par l'enseignement. J'ai enseigné pendant 7 ans, en tant qu'instituteur dans la région bruxelloise. Ayant quelque peine à trouver une synergie avec l'enseignement officiel, je me suis dirigé vers le secteur privé. Plus exactement en propriété intellectuelle, en tant qu'assistant juridique ("paralegal"), avec une spécialisation dans le domaine des marques, gestion de porte-feuilles de marques et en informatique (intranet, internet, communication, publication...), expérience qui a duré plus de 15 ans, en Belgique et en Suisse. J'ai également touché au journalisme, pendant 3 ans, en tant que « free-lance ». J'ai ensuite quitté l'Europe et me suis installé en Inde pendant 3 ans où j'ai collaboré avec une ONG, les Écoles de la Terre, et ensuite une Unité commerciale à Auroville qui s'occupait de la problématique de l'eau. J'étais en charge de la communication. Je suis revenu en Europe, et j'ai eu quelques difficultés à retrouver un emploi, vu mon âge et mon parcours « original »... J'ai travaillé brièvement en tant que « Guide pour la diversité », dans le secteur social. Je suis actuellement libre et disponible.

2 réflexions au sujet de « A sale O mé ! »

  1. bonsoir à vous!gégé va vous expliquer que l’amour(le vrai!) n’est pas les
    relations sexuelles… elles!sont une anthropophagie vitale.(La Mère)

    Si l’ananda de l’amour descendrait pur sur vous?-vous serez brûlés.
    C’est au niveau du coeur que l’on peut le ressentir.Certains sages et saints
    avaient le feux Divin(Agni) qui descendait en leur coeur… ôm…gégé de DK.FR.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s