Bereshit

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Béréshit

Cela fait longtemps que je tenais à vous parler de Béréshit, le premier de la Genèse, le premier de la Bible, un mot qui, qu’on le veuille ou non a marqué la plupart d’entre nous, croyants ou non. 

Je me souviens que Bernard Werber en a brièvement parlé dans l’un de ses livres. Cela m ‘avait interpellé et lors de mon séjour en Inde, à Auroville, ma main a été attirée par un livre intitulé «La Voie Cathare»…

C’est dans ce livre que j’ai trouvé le texte écrit à ce sujet par Fabre d’Olivet dans son interprétation de la Genèse. Je vous le transmets ici. Je ferai en fin de texte un commentaire personnel, car cela me parle, vous vous en doutez…

Comme bon nombre d’entre nous le savent, Béréshit a été traduit par «Au commencement»!

Pour information, la Genèse fut d’abord écrite en samaritain par Moïse. Il y eut 4 premières versions tirées de l’original et distantes de 1000 ans: en chaldaïque (le targum), en grec, puis finalement en latin. On imagine les altérations…

Je cite Fabre d’Olivet… 

Le mot Béréshit, à la place qu’il occupe, offre 3 sens distincts: l’un propre, l’autre figuré et le 3ème hiéroglyphique. Moïse les a employés tous les 3. Il a suivi en cela la méthode des prêtres égyptiens qui avaient 3 manières d’exprimer leur pensée: la 1ère était claire et simple, la 2de symbolique et figurée, la 3ème sacrée ou hiéroglyphique. Ils se servaient, à cet effet, de 3 sortes de caractères, mais non pas de 3 dialectes. Le même mot prenait à leur gré le sens propre, figuré ou hiéroglyphique. Héraclite a parfaitement exprimé la différence de ces 3 styles, en les désignant par les épithètes de parlant, signifiant et cachant. Les 2 premières manières, çàd celles qui consistaient à prendre les mots dans le sens propre ou figuré, étaient oratoires; mais la 3ème qui ne pouvait recevoir sa forme hiéroglyphique qu’au moyen des caractères dont les mots étaient composés, n’existait que pour les yeux et ne s’employait qu’en écrivant. Nos langues modernes son totalement inhabiles à le faire sentir. Moïse, initié dans tous les arcanes du sacerdoce égyptien, s’est servi avec un art infini de ces 3 manières. Sa phrase est presque toujours constituée de façon à présenter les 3 sens: c’est pourquoi nulle espèce de mot-à-mot ne peut rendre sa pensée.

Le talent du traducteur ne sera pas qu’un seul talent d’expert en linguistique. Il lui faudra s’attacher – autant que faire se peut – à exprimer ensemble le sens propre et le sens figuré. Quant au sens hiéroglyphique, il eut été souvent trop dangereux de l’exposer…

Béréshit est habituellement traduit par la Genèse et par «Au commencement»… Or Béréshit veut dire tout à la fois la tête, en tête, le chef, le Principe agissant. Au propre il signifie dans le principe, avant tout; et au figuré, en principe, en puissance d’être. Quant au sens hiéroglyphique, si le mot signifie bien en-tête – dans un sens restreint et particulier – dans un sens plus générique, il signifie le principe. Or qu’est-ce qu’un principe? Les premiers auteurs du mot l’avaient conçu comme une sorte de puissance absolue, au moyen de laquelle tout être relatif est constitué tel. Ils l’avaient exprimé en utilisant – en hébreu – la conjonction de deux signes potentiels et relatifs. En écriture hiéroglyphique, ceci constitue un point au centre d’un cercle. Le point central déployant la circonférence, était l’image de tout principe. Le cercle intelligible était peint ailé ou entouré de flammes. Un principe ainsi conçu était, dans un sens universel, applicable à toutes choses, tant physiques que métaphysiques; mais dans un sens plus restreint, on l’appliquait au feu élémentaire et selon que l’on utilisait le sens propre ou figuré, il signifiait le feu, celui de la matière ou de l’esprit. Dans le langage ordinaire, c’est un chef, un guide, la tête de tel être, de telle chose – d’où la traduction de Chouraqui par «Entête». Dans le langage figuré, c’est un premier moteur, un principe agissant, un génie bon ou mauvais, une volonté droite ou perverse, un démon, etc… En langage hiéroglyphique, il s’agit de tout principe jouissant d’un mouvement propre et déterminant, d’une force innée, bonne ou mauvaise. C’est le Principe « principiant » universel, dont il n’était pas permis de divulguer la connaissance. En Samaritain, Béréshit se lisait: en substantialité, en élémentisation, en commencement; en chaldaïque, dans le point culminant des assimilations universelles, dans l’antériorité des temps; en grec, Ėu arch, en substantialité; en latin, in principio, au commencement.

C’est vraisemblablement de manière délibérée et calculée que les traducteurs hellénistes de la version originale samaritaine ont choisi de voiler le sens spirituel de Béréshit, ce qui les a conduit à tout moment en situation technique difficile et à obscurcir les phrases les plus claires: ils aimaient mieux, par des contre-sens, faire tomber Moïse dans des contradictions palpables que d’exposer ses mystères. …

etc…

Voilà ce qu’en dit Fabre d’Olivet… Je vous épargne (et par la même occasion à moi également, je ne vais pas taper le livre entier de 581 pages! LOL) la suite car cette thèse entraîne une remise en question fondamentale du Verbe tel qu’il nous a été transmis… Il va de soi que les conséquences de cela sont majeures sur notre vision de la création… Un seul mot, un seul!

  • Lorsque l’on choisit comme traduction et à dessein «Au commencement», le projet est clair selon moi. En utilisant le temporel, s’il y a un commencement, il y aura une fin… On joue dès lors sur le conscient et l’inconscient collectif et on manipule les gens par la peur, la peur de cette fin des temps. En cela, un manque d’Amour, de respect d’autrui et une volonté de pouvoir, ce pouvoir qui en mon ressenti est, si pas le contraire de l’Amour, une absence d’Amour. Dès lors, «Aimez-vous les Uns les Autres» perd de sa substance!
  • En revanche, si l’on choisit la traduction «Dans le Principe», comme celui-ci signifie à mon coeur et à ma conscience: en puissance absolue, dans l’énergie de Vie, de la Création, cela change tout… Plus de peur, plus de manipulation,et donc moins de pouvoir pour les manipulateurs, les «détenteurs» du «savoir»! Ce qui, bien évidemment leur déplaît à souhait! Nous sommes protégés, nous sommes ses enfants et dans le principe de la Vie nous sommes.
  • J’anticipe peut-être mais j’entends déjà venir les êtres embrigadés par cette mouvance de l’âge d’or, se croyant spirituellement plus évolués, taxer cet écrit de «mental» prétendant par là que cela n’est pas lié au coeur, à l’âme. Le sophisme, ils l’appliquent sans gêne aucune! Je leur dis ceci en substance, du fond de mon être et dans l’intégrale re-con-naissance de qui je suis: vous qui prônez l’Unicité en éludant Dieu, vous me semblez être encore dans le principe d’opposition, dans la dualité. Tout outil qui nous a été offert est utile, même le mental! Il serait bien de se placer dans un état d’acceptation afin de ne pas être en conflit, la différence est là pour nous faire évoluer et non nous entraîner dans des guerres internes ou externes. En phase, et en synchronicité, en syntonie avec tous ces outils, nous avons le moyen d’Être. Nous avons le choix, soyons attentifs à nous et l’énergie se répandra, la Source coulera.
  • Je suis, Tu es, Nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. La tendance new-âge (ou de l’âge d’or…) s’arrête là! Oui mais… Nous sommes aussi des êtres humains invités à la sente spirituelle. Le Principe de la Croix: Verticalité et Horizontalité dans un équilibre de tout ce qui nous compose. Faire fructifier ainsi notre compost intérieur (l’Adamah), qui n’est autre que notre « Mère intérieure » et marier le Père après avoir épousé la Mère. Et le point dans le cercle est le centre et qui m’invite à l’interprétation suivante: centré, je quitte ce cercle et me libère de cette limitation. Cela est ma vérité, et non une vérité absolue avec un grand V… Toutefois, je me dénude, me dévoile sans aucun complexe. Et ne vous en déplaise, en toute humilité et dans le respect de moi-même. A mon sens et dans ma perception globale de la Vie, tous les chemins sont acceptables (l’acceptation n’implique en rien le cautionnement!), et même si nous sommes surpris par la tournure des choses et des événements, il est bien de considérer que comme le dit un sage de l’école soudaine: «Tout est à sa place». Cela ne signifie pas pour autant que tout soit bien. Les prédateurs, manipulateurs et autres charlatans existent et s’activent plus que jamais. Les marchands du temple et les vendeurs de bonheur pullulent en ce moment. Et je peux vous assurer que sans état d’âme ils n’hésiteront pas à vous pomper votre énergie et vous emmener dans les cercles illusoires. Qu’importe! pourvu que l’on soit connecté à sa conscience, à son centre d’énergie dans sa vibration propre, re-connecté à la Source.
  • L’illusion des secrets entretenue depuis des lustres n’est qu’un clin d’oeil. Vous êtes ce que vous êtes et tant le jardinier en amour avec les plantes qu’il cultive, que le théologien qui décrypte les manuscrits et le Verbe, que l’astronome qui sonde les étoiles, etc., tous nous avons accès à notre essence-ciel, à notre vérité. La confiance est à l’ordre du jour car la Lumière est créatrice alors que l’ombre est dépendante.
  • Le lâcher-prise est là, il se propose à nous. Telle est la vérité que je ressens. Nous avons le choix. Et le choix nous devons le faire: car entre l’astral et le champ divin, il y a un monde… Le Verbe nous le dit, toutes les gnoses et mystiques nous le disent!
  • A ce stade de l’évolution, il en est certaines et certains qui se prennent pour Dieu, tels des pharaons dont l’ego spirituel joue à l’universalité! De par le passé, cela s’est produit également. Les dégâts d’une telle illusion ont été incommensurables. Beaucoup en ont été victimes. A mes yeux, ils ne sont que des variantes des anciens gurus, séducteurs avides de pouvoir et de belles paroles enchanteresses… Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité Une, mais, me sentant réellement connecté à qui je suis, tout en acceptant les différences, je dois vous avouer que j’ai énormément de peine avec cela: je n’y vois que folie égotique, les pervers narcissiques manipulateurs dans toute leur splendeur. Si nous sommes Un avec le «Principe», en aucun cas nous ne pouvons prétendre être dans notre intégralité celui-ci. C’est dans une nature imparfaite que nous avons vu le jour. Une goutte dans l’Océan, voilà ce que je suis, qui va aimer d’autres gouttes et partager des expériences de Vie et participer à la manifestation de la Source. Il est toutefois bon de rester à sa place et ne pas tomber dans cette illusion qui nous ferait croire que nous sommes Dieu. Pour les fans des chakras, est-il utile de vous rappeler que le chakra du coeur est vert et l’humilité son essence. Sans humilité, ni sagesse, ni amour, ni équanimité. Dans la conscience de ce que nous sommes, la fleur de la compassion s’ouvre. Et en essence, naissance, lorsque nous sommes en compassion, nous sommes Un avec Nous, Un avec l’Univers, Un avec la Vie, Un avec la Source. La Joie est!

Voilà ce que j’avais à vous dire, en compagnie de ma muse et les énergies qui m’animent. Je ne doute pas un seul instant que cela va susciter quelques réactions. Sachez que mon intention n’est point de vous agresser d’une manière quelconque, j’ai simplement en-Vie d’exprimer et partager ce que je ressens. Si de telles initiatives vous choquent, vous déplaisent voire vous mettent en colère, je vous dirai que libres vous êtes de prendre position.

Votre liberté je respecte et respecterai.

Avec respect.

Philippe

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Publié par

phil211060

Free-lance Ecrivain – Poète – Romancier – Récits de Vie – Création de Marques – Consultant en Propriété Intellectuelle - Rédacteur – Enseignant (instituteur primaire). Mon profil et mon parcours peuvent être qualifiés d'atypique.  Franchise, honnêteté, créativité, inventivité, esprit d'initiative, telles sont les qualités que je me reconnais. Et j'ai les défauts de mes qualités... Trilingue, français, néerlandais, anglais, j'ai une très grande aisance dans le domaine informatique. J'aime ma langue maternelle, le français. J'aime les mots, j'aime rédiger, j'aime écrire.  Et j'aime enseigner également... Le parcours a commencé par une scolarisation aisée, des études et un diplôme (secondaire supérieur) en sciences économiques, ensuite un diplôme en psycho-pédagogie (instituteur primaire). Ma vie professionnelle a débuté par l'enseignement. J'ai enseigné pendant 7 ans, en tant qu'instituteur dans la région bruxelloise. Ayant quelque peine à trouver une synergie avec l'enseignement officiel, je me suis dirigé vers le secteur privé. Plus exactement en propriété intellectuelle, en tant qu'assistant juridique ("paralegal"), avec une spécialisation dans le domaine des marques, gestion de porte-feuilles de marques et en informatique (intranet, internet, communication, publication...), expérience qui a duré plus de 15 ans, en Belgique et en Suisse. J'ai également touché au journalisme, pendant 3 ans, en tant que « free-lance ». J'ai ensuite quitté l'Europe et me suis installé en Inde pendant 3 ans où j'ai collaboré avec une ONG, les Écoles de la Terre, et ensuite une Unité commerciale à Auroville qui s'occupait de la problématique de l'eau. J'étais en charge de la communication. Je suis revenu en Europe, et j'ai eu quelques difficultés à retrouver un emploi, vu mon âge et mon parcours « original »... J'ai travaillé brièvement en tant que « Guide pour la diversité », dans le secteur social. Je suis actuellement libre et disponible.

7 réflexions au sujet de « Bereshit »

  1. D’aucun se demande parfois pourquoi le Pentateuque commence par la deuxième lettre de l’alphabet hébreu, et même pourquoi les deux premiers mots (Béréchit bara) commencent par cette deuxième lettre et non pas la première. Une jolie petite histoire en donne une plaisante explication : http://www.alephbeth.net/index.php?page=alphabet/premiere

    Sinon, sur ce fameux « commencement », il y a dans le commencement de mon article « Sur Wotan » (http://lebiturige.blogspot.com/2011/11/sur-wotan.html) une remarque concernant les relations du temps à l’espace que personne à ma connaissance n’a jamais relevé, et qui permet de relier ce commencement à bien d’autres, mais on sort du domaine exploré ici avec brio.

  2. A Toi L., l’infâme…
    Et dire que certaines « prêtresses de pacotille » revendiquent le Verbe! Juste un signe au-delà de tes tares OH – Tarots! Je t’ai en point de mire, et comme je n’ai pas vendu mon âme au diable, je n’ai pas accepté ta suggestion « Nous sommes tous des prédateurs ». Tu as pour une fois été vraie, il est vrai, l’erreur était de prendre ton cas pour une généralité! N’est-ce pas là le fondement de la perverse-narcissique que tu es?

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