Satprem… Extrait de « La Genèse du Surhomme »

Satprem a quitté son corps il y a quelques temps déjà… Hommage

Chapitre X… intitulé « L’HARMONIE »

… Satprem nous parle du chercheur du nouveau monde…

Ça coule tout seul; il n’est pas besoin de penser ni de vouloir, il est seulement besoin d’être et d’être encore, et de brûler à l’unisson d’une seule petite flamme qui est comme le feu même du monde. Et quand c’est nécessaire, juste une seconde, une petite note vient cogner à son carreau, et c’est exactement la pensée juste, l’impulsion de l’acte voulu, le détour à droite ou à gauche qui va ouvrir un sentier inattendu et tout un train de réponses et de croisements nouveaux. Alors, le chercheur, l’ardent, comprend intimement l’invocation du chantre védique d’il y a cinq ou six mille ans: « O Feu, que soit créée en nous la pensée juste qui jaillit de Toi » (Rig-Véda, III, 7)

Et à chaque moment du monde, en chaque seconde, chaque abominable circonstance, chaque prison où nous nous sommes enfermés vifs, nous pouvons, un instant, dans un seul cri d’appel, une seule trouée de prière, un seul regard vrai, une seule flambée de la petite flamme dedans, renverser tous nos murs et renaître de fond en comble. Tout est possible. Parce que ce Pouvoir-là, c’est la suprême Possibilité.

c’est tout pareil, ça brûle, ça brûle: c’est demain, c’est hier, c’est maintenant et toujours, c’est notre unique chanson d’être, notre petite note de feu, notre paradis d’une petite flamme, notre liberté d’une petite flamme, notre connaissance d’une petite flamme, … , notre immensité d’une toute petite flamme qui chante, on ne sait pas pourquoi. C’est notre compagnon, notre ami, notre femme, notre porteur, notre pays — c’est. Et c’est bon.

Alors on lève la tête, un jour, et puis il n’y a plus de bulle. Il y a ce Feu qui brûle doucement partout et qui reconnaît tout, qui aime tout, qui comprend tout, et c’est comme un ciel sans histoire; c’est si simple qu’on n’y avait jamais pensé, c’est si tranquille que c’est comme un océan dans chaque goutte, si souriant, si clair que ça passe à travers tout, ça entre partout, ça se glisse partout — ça joue ici, joue là, c’est transparent comme l’air, c’est comme un rien qui change tout, et c’est peut-être tout.
Alors, on est dans l’Harmonie du nouveau monde.

Elle est là, tout de suite là, si nous voulons. Il suffit d’enlever les œillères. Il suffit d’un vrai regard, un simple regard sur le grand monde. Il suffit d’un petit feu dedans qui brûle toutes les coquilles et toutes les peines et toutes les bulles — car il n’est de peine que d’être enfermé là.

C’est là que je me trouvais, à Auroville, à « Repos », dans un hamac,
le livre posé sur moi, venant de lire ce chapitre…
Une Canadienne, fraîchement débarquée d’avion, vint vers moi
et me dit: « Je vois le bonheur ».
Je suis heureux, je vous le souhaite à tous, ce bonheur!

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3 Replies to “Satprem… Extrait de « La Genèse du Surhomme »”

  1. J’aurais aimé percevoir ce sur-homme déleste de sa bulle et toucher à cette harmonie en partage.De l’étincelle perçue ,le feu qui brûle…ce si simple suprême de vérité.

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