Les entraves possibles à la lumière selon la médecine tibétaine

(en voici une… en très condensé!)

La médecine tibétaine a une vision cosmo-thé-andrique où le centre n’est ni dans le cosmos, ni dans le divin (théos), ni dans l’homme (andros).
C’est un centre à trouver à l’intersection des trois.

Le bouddhisme vise à la compréhension de la nature de l’esprit et au développement de la sagesse et de la compassion. La pratique repose sur nos propres efforts, sur la reconnaissance de l’impermanence, sur la maîtrise de l’esprit et sur la diminution de l’avidité.

Du point de vue bouddhiste, maladie physique et souffrance peuvent être un support permettant de rendre plus profonde l’aspiration à l’illumination.
Elles peuvent aussi être utilisées pour nous aider à développer la compassion.

Pendant notre maladie (physique ou psychologique, ou tout simplement le manque d’équilibre, le manque de fluidité entre nos différentes énergies), nous pouvons changer notre souffrance en élément du chemin. Par la pratique de l‘attention et de la vigilance, nous pouvons reconnaître les habitudes négatives et les modes répétitifs qui créent la souffrance et la maladie, et nous pouvons les diminuer.

Selon cette philosophie, ce qui empêche la perfection de l’esprit humain, ce sont les « kleshas » (sanskrit).
Ce terme signifie afflictions émotionnelles, souillures, distorsions mentales, émotions négatives ou même concepts perturbateurs.
Le « klesha » est un facteur mental qui, en survenant dans l’esprit, a pour effet de produire une désordre dans la psyché et un manque de contrôle sur elle.
Ces obscurcissements mentaux-émotionnels sont des modes réflexifs de la conscience, des complexités d’habitudes réactives et émotives; ce sont les racines psychiques de la maladie.

Les milliers de « kleshas » peuvent être condensés en ce que l’on appelle les « 3 poisons » – confusion, attachement, aversion, qui naissent toutes 3 de l’ignorance ou de l’inconnaissance fondamentale.

Les obscurcissements sont aussi classés en 2 grands groupes et sous-groupes:

1. Modes répétitifs émotionnels,
        a) grossiers: acquis dans cette vie
        b) subtils: innés .
2. Obscurcissements mentaux,
        a) grossiers: vues erronées
        b) subtils: dualisme sujet-objet.

C’est-ce dernier sous-groupe, le dualisme sujet-objet ou attachement à un « soi » permanent séparé, qui est l’ignorance fondamentale donnant lieu à tous les autres.

D’après la philosophie, la psychologie et la médecine bouddhiques, cet attachement à l’ego est la source de toute illusion, toute souffrance et toute maladie.

Source:
« La médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie » – Terry Clifford – Collection « Médecines Traditionnelles » – Editions Dervy-Livres

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